50. Jahrgang Nr. 7 / Juli 2020
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1. Veni Creator Spiritus
2. Hat Gott alle Religionen gewollt?
3. Der Islam und die christlichen Wegducker
4. Wie können Jugendliche in Zeiten der Glaubenskrise für Glaubensfragen sensibilisiert werden?
5. Der Ruf des Muezzin –
7. Der Muezzin auf dem Alten Peter – eine „Vision“
8. Und führe uns aus der Verbitterung
9. Der Verfassungsschutz
10. Buchbesprechung:
11. DER ATHEISMUS
12. NACHRICHTEN, NACHRICHTEN, NACHRICHTEN...
13. Mitteilungen der Redaktion
Remarques sur le traité: „Heureux les coeurs purs, car ils verront Dieu“ (Mt. 5,8)
 
Remarques sur le traité: „Heureux les coeurs purs, car ils verront Dieu“ (Mt. 5,8)

Après avoir repensé mon traité (à orientation philosophique) sur le problème de la connaissance de Dieu, j´ai pris conscience d´un parallèle éclairant dans le doaine religieux. Nous avions dit (EINSICHT 4/44, p. 107): „Dans toute la tradition de la volonté et de l´enseignement du 1christ, il doit y avoir un moment qui va au-delà de la simple transmission et par lequel il (la volonté) se montre et se témoigne directement comme lui-même, comme il veut, et veut comme il se montre: l´identification de l´apparence et de l´être (être comme volonté absolue, inconditionnelle).“ Comme condition de la connaisance de Dieu – non pas en principe, mais dans le domaine de la révélation concrète – nous avoins identifié l´amour (absolu). „Donc, si l´amour est le critère de la connaissance de Dieu, l´expérience d´un impératif moral incarné dans la personne du Christ, alors la question se pose de savoir à quoi doit ressembler cet amour et pourquoi Pierre a pu répondre au Christ: „Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant.“ (Mt. 16, 16)
J´obtiens ainsi la certitude de sa divinité, „lorsque je fais l´expérience, dans cette ouverture du Christ à moi (sa manifestation de lui-même) – c´est-à-dire dans un acte de grâce divine – que son amour veut m´embrasser sans condition.

Ce moment de témoignage par l´auto-réve´lation, que nous avoins identifié comme un moment épistémologique, c´est-à-dire sur le chemin de la réflexion philosophique, est confirmé de manière exhaustive dans le texte de l´Evangile de Matthieu. Car lorsque le Christ pose à ses disciples la question: „Pour qui les gens prennent-ils le fils de l´homme?“ (Mt. 16, 13) les disciples lui répondirent: „Les uns te prennent pour Jean-Baptiste, les autres pour Elie, les autres pour Jérémie ou un des prophètes.“ (Mt. 16, 14) Lorsque le Christ leur demande qui ils – les disciples – pensent qu´il est, Pierre donne la réponse remarquable: „Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant“. (Mt 16, 16) Sur quoi le Christ explique aussi pourquoi Pierre arrive à cette connaissance: „Car ce ne sont pas la chair et le sang qui t´ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux. (Mt. 16, 17)

Avec le récul, je me suis rendu compte qu´ici la condition postulatoire est confirmée philosophiquement par le livre de révélation, l´Evangile de St. Matthieu, dans lequel le Christ témoigne de cette immédiateté de la révélation de Dieu à Pierre, afin qu´il puisse également exprimer cette connaissance. Sans l´action directe de Dieu, Pierre n´aurait pas pu faire cette déclaration.

Nous connaissons également ce type de témoignage grâce à des processus cognitifs plus simples. Par exemple, je peux diriger mono eil vers des objets. Mais si cet objet ne se montre pas dans une certaine couleur – par exemple le rouge – je ne vois pas le rouge, car je ne peux pas simplement manipuler ma vision. Je peux rendre ma vision très attentive, mais je suis dépendant du fait que l´objet se présente dans la couleur rouge. Dans le domaine des relations interpersonnelles, l´autre personne doit aussi se montrer à moi comme un égo étranger dans sa liberté. Ce schéma de cognition signifie par rapport à Dieu que, si je veux Le reconnaître, je suis dépendant de Sa manifestation (de son témoignage).

Pourquoi est-ce que je développe cette pensée? Au cours des années pendant lesquelles j´ai été engagé, entre autres activités, dans la préservation de la foi en Jésus-Christ en tant que Fils de Dieu, qui a fondé l´église comme institution de salut, j´ai souvent fait l´expérience que la foi n´est considéré, pour ainsi dire, que comme un ensemble de règles morales, cohérentes en elles-mêmes. La foi dans le Dieu vivant, en Jésus-Christ, le Fils de Dieu fait homme avec lequel je peux me connecter sur le plan interpersonnel, même si son être personnel me reste caché dans la vision extérieure est restée cachée à ce groupe de personnes. La foi reste donc limitée à un système théologique. Et ce n´est pas un hasard si, au lieu de l´amour, c´est l´arrogance qui prévaut, se contentant de reproduire le système.

La foi – et cela devrait être clair – est principalement un don de la grâce de Dieu, mais je peux l´acquérir et me l´approprier grâce à ma coopération

(EINSICHTT du févr. 2015, no. 1, p. 12 s.)
 
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