50. Jahrgang Nr. 7 / Juli 2020
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1. Veni Creator Spiritus
2. Hat Gott alle Religionen gewollt?
3. Der Islam und die christlichen Wegducker
4. Wie können Jugendliche in Zeiten der Glaubenskrise für Glaubensfragen sensibilisiert werden?
5. Der Ruf des Muezzin –
7. Der Muezzin auf dem Alten Peter – eine „Vision“
8. Und führe uns aus der Verbitterung
9. Der Verfassungsschutz
10. Buchbesprechung:
11. DER ATHEISMUS
12. NACHRICHTEN, NACHRICHTEN, NACHRICHTEN...
13. Mitteilungen der Redaktion
Comment le Christ peut être reconnu comme le Fils de Dieu
 
Comment le Christ peut être reconnu comme le Fils de Dieu
– réflections continuées

A mes remarques sur la question „Jésus-Christ est-il le Fils de Dieu?“ que j´ai également envoyée à des connaissances et des amis qui ne sont pas des abonnés de l´EINSICHT, mais dont je savais qu´ils s´intéressaient à des problèmes théologiques fondamentaux, j´ai reçu des réactions différentes. Un ancien camarade de classe qui a étudié la théologie après avoir obtenu son diplôme d´études secondaires m‘ a écrit: „J´ai essayé de lire ton article – mais pour moi, ces pensées philosophiques sur la filiation de Jésus avec Dieu ne sont tout simplement pas compréhensibles. A mon avis, je ne peux qu‘ aborder le mystère le plus profond de Jésus que d´un point de vue biblique et théologique. Mon ratio est trop faible pour sonder le mystère de Jésus. Mon conseil: lis Mt. 11, 1 ss. ((le Baptiste Jean – lui-même en prison – fait demander Jésus par ses disciples: „Est-ce vous qui devez venir – ou devons-nous attendre quelqu´´un d´autre? Et la réponse de Jésus). Aucune autre réponse n´est possible!“

Ma réponse à cela: Jean, qui a vécu dans l´attente du futur Messie et de qui le Christ lui-même parle comme le plus grand „parmi ceux qui sont nés de la femme“ (Mt 11, 11), pouvait bien comprendre la réponse du Christ comme preuve de sa mission divine: „Les aveugles voient, les boîteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, les pauvres se font prêcher l´Evangile et heureux celui qui ne s´offusque pas de moi“ (Mt 11,5 f.) Mais cette réponse est très bien orientée vers la capacité de Jean à reconnaître, qui dans ces exemples est capable de comprendre l´oeuvre de Dieu resp. du Fils de Dieu.

J´ai reçu une réponse positive d´un camarade qui s´est occupé très intensément du développement post-conciliaire de l´Eglise et dont je voudrais citer quelques phrases dans sa lettre: „Je suis largement d´accord avec tes déclarations sur la question de savoir comment le Christ peut être reconnu comme Fils de Dieu. Quelques remarques: Tu dis: „Le (simplement) trasmis – l´écriture et la tradition - … ne … pose … aucune base pour pouvoir dire avec conviction qu´il est le „Verbe fait chair“ (Jn. 1, 1 ff.). Mais d´autre part, le moment recherché doit être contenu dans ce matériel. Il pose donc les bases des connaissances qui restent à acquérir, mais le passage que mène à ces connaissances n´a pas encore été localisé et évalué. (…) Cependant, cette question n´a pas encore reçu de réponse, mais on ne fait probablement que clarifier ce qu´il faut faire pour y répondre.

En ce qui concerne le moment à rechercher dans la tradition, j´avais déjà postulé, dans EINSICHT no. 3 de septembre 2013, p. 84: „Il doit y avoir un moment contenu dans la tradition, un moment génétique, qui me montre l´accès à la personne absolue, qui doit alors aussi se montrer comme telle, se révéler.“ Ce moment, je l´avais alors défini plus précisément comme celui qui témoigne de lui-même.

„Ce moment doit – vu formellement – puisqu´il doit/est censé de dépasser le niveau de l´être de Dieu simplement affirmé, et non pas être apporté de l´extérieur resp. par autre chose, mais doit témoigner pour lui-même. Car Dieu n´est pas seulement un être mais une exigence absolue de „devoir“, qui à son tour exige son accomplissement absolu, c´est-à-dire un „devoir“ qui exige aussi son „devoir être (EINSICHT no. 4 de déc. 2013, p. 115)

Maintenant, afin de répondre à la demande de ce qui reste à faire, afin de donner une réponse complète à la question posée: „Jésus-Christ est-il le Fils de Dieu?“ Je voudrais poursuivre avec d´autres dispositions sur le problème du témoignage de soi-même, mais celles-ci doivnt être considérées davantage comme des commentaires que comme une continuation systématique.

Puisque je ne peux pas créer comme Dieu est – si je le pouvais, je serais Dieu moi-même – il doit témoigner de lui-même (Ego eimi eimi – je suis qui je suis). Il doit se montrer en tant que Dieu, se révéler tel qu´il est en tant que Dieu, ce qui implique que sa divinité en tant que telle doit apparaître, doit se manifester.

Le concept de Dieu doit être appliqué au Christ et donc être rempli de réalité (de ce que Dieu dit). Le concept de Dieu ou de l´absolu comme le bonum (le bien) et le verum (le vrai) doit saisir resp. inclure celui qui se présente comme tel. La demande ne porte donc pas sur le verum et le bonum en tant que tels, mais sur le bien par excellence, le vrai. En d´autres termes, le concept absolu doit être lié et identifié à la personne historique et réelle du Christ. C´est pourquoi le bien/le vrai absolu (conceptuel) ne doit pas seulement être lié à ce qui m´est présenté sur le Christ via la tradition, mais doit être identique à cette idée: bonum/verum = le Christ (bonus/verus). Il faut montrer que le Christ est le bon par excellence. Bonum et le Christ doivent être identiques: Ab = Ac.

Mais quelles sont les conditions à remplir pour obtenir cette compréhension? Je dois être capable de comprendre que l´idée d´amour/amour d´expiation, que le Christ via l´Ecriture et la tradition (transmission de son intention sur la voie interpersonnelle à travers le temps) est le cadre absolu de l´être bon par excellence.

La tâche de la philosophie (religieuse) consiste, entre autres, à indiquer les conditions dans lesquelles je peux – connaissant la personne historique de Jésus – le reconnaître comme Dieu. Ce n´est qu´à travers cette compréhension que l´on peur construire und conviction claire de sa foi. Une terminologie claire fait donc référence au concept de Dieu qui s´est révélé en Jésus-Christ. Il est nécessaire de se former und conviction que Jésus, le Fils de Dieu, s´est révélé dans la personne historiquement vérifiable, née de Marie, la Vierge, qui l´a conçu du Saint-Esprit: le saint absolu qui est venu – pour répandre son amour d´une manière réellement interpersonnelle – pour expier nos péchés, afin que nous puissions à nouveau communiquer avec lui.

De cette considération que le Christ est l´absolu, qui seul peut et est autorisé d‘ établir de véritables normes, naît également la base d´une relation religieuse avec lui, und vie religieuse, dans laquelle je m´efforce de communiquer avec lui (dans la prière ou par les sacrements, qui me donn

ent une part de l´accomplissement vivant de la vie divine), c´est-à-dire avec qui je peux développer une relation interpersonnelle de mon propre genre, c´est-à-dire qui tient compte de la différence entre le Créateur et la créature, le père et l´enfant, qui ne se développe pas dans la crainte de l´Absolu ni dans l´égalité de rang – comme par exemple avec d´autres personnes dans notre environnement – mais qui est façonnée par la révérence pour Dieu. Si j´ai bien compris cela – le Fils de Dieu est le seul vrai Absolu – alors l´erreur et les faux prophètes, les autres religions s´excluent mutuellement comme voies de salut égales (Exode 20, 2: „Je suis le Seigneur, ton Dieu (…) Tu n´auras pas d´autres dieux pour me défier“). Mais cela signifie aussi que je peux/dois respecter quelqu´un qui a adopté une autre religion en croyant (subjectivement) qu´il a choisi la bonne, car l´accès à Dieu, la foi en lui, est toujours aussi un acte de grâce, de libre appropriation de Dieu, que l´on peur accepter ou rejeter. Je peux donc accepter dans l´espoir l´autre qui adhère à une fausse religion, car i lest en principe capable de se convertir.

Si je suppose que Dieu s´est montré  à moi en tant que Seigneur absolu, alors il est également du devoir de chaque chrétien de ne pas former cette relation avec Dieu de manière solipsiste – en se repliant sur soi-même et en soi-même – mais de gagner d´autres personnes – mes voisins – à leur ouvrier la bonne nouvelle („bonne nouvelle“), l´Evangile, la bonne nouvelle (Eu angelion) ne devant pas toujours être heureuse. Cette reconnaissance que la revendication de l´absoluité est justifiée implique que les exigences et les institutions que le Christ a suscitées resp. établies – l´établissement de l´église comme institution de salut, l´institution des sacrements, les doctrines théologiques et les principes moraux – sont absoluemtn valables, sans exception. Alors je sais aussi qu‘ en recevant la Communion, je Le reçois directement, c´est-à-dire qu´Il vient à moi, non pas comme Il a rencontré et est venu aux disciples comme une personne réelle, mais caché, sous les formes du pain et du vin. Mais cette dissimulation est aussi la difficulté particulière de former une relation personnelle avec le Christ en tant que relation interpersonnelle comme on le fait avec sa femme, ou avec son mari, ses enfants ou ses amis.

„Du point de vue de cette connaissance, il est également compréhensible qu‘ en niant délibérément, en ignorant et en rejetant radicalement l´amour de Dieu absolument exigé, cet amour de Dieu ne s´accomplisse pas. Mais comme cet amour est un préalable absolu à toute relation interpersonnelle qui cherche son accomplissement moral, toute autre forme de relation humaine – une forme par exemple, qui ne peut se référer qu´à l‘ „humanisme“ comme contenu – est pervertie de ce fait et doit nécessairament échouer. Car si cette relation interpersonnelle ne se nourrit pas de l´amour absolu qui apparaît en Dieu et de l´amour pour cet amour, alors le contenu qui doit nécessairement être fixé pour une relation interpersonnelle en tant qu´unité ne peut être que l´expression d´un arbitraire et d´une cruauté absolus qui, au moins implicitement, nie le caractère raisonneble indépendant de l´autre personne, la détruit en pratique, surtout lorsque ce substitut d´une „unité“ interpersonnelle représente le rejet volontaire déclaré de l´amour de Dieu“ (mes remarques dans „Die Theorie der Interpersonalität im Spätwerk J. G. Fichtes“, Munich 1974, p. 307).

Si je n´ai pas cette conviction de foi, c´est-à-dire si je n´ai pas la certitude que le Christ est le Fils de Dieu, qui est monté au ciel après sa carrière terrestre et qui est maintenant inthronisé à la droite die Dieu, alors ma position religieuse, que j´ai reprise pour des raisons de tradition (par la maison familiale), reste instable, hypothéthique. Sous la foi, comme le fait l´âme du peuple, ce que je crois mais que je ne sais pas est alors subsumé, ce que je crois simplement. Il en résulte le schema suivant: Si A s´applique, alors B s´applique également. Si le Christ est le Fils de Dieu, alors son commandement s´applique également. Mais je ne sais pas, je n´ai pas la conviction que le Christ est le Fils de Dieu, je l´accepte seulement, c´est pourquoi son commandement, sa fondation, sa signification pour notre salut restent hypothéthiques, discutables. La parole du Christ „Je suis le chemin, la vérité et la vie“ (Jn. 14, 6) reste dans le doute.

Donc, si A n´est pas assuré, tous les autres moments restent relativement non sécurisés, y compris la relation avec d´autres institutions que disent même B = B, comme l´Islam, qui dit: „Allah est Dieu, et Mahomet est son prophète“, et qui ne laisse naître aucun doute à ce sujet. En partie des mahométans convaincus regardent avec mépris – non sans raison – une chrétienneté qui n´est pas certaine de sa position la plus centrale, à savoir que le Christ est le Fils de Dieu.

Ce qui peut rester, cependant, c´est une certitude morale qui peut être liée à la position religieuse. Par exemple, les théologiens réformateurs qui ont quitté la position catholique orthodoxe mais que protestent contre l´avortement, la prostitution ou l´homosexualité sont déjà considérés comme des conservateurs (Wojtyla, Ratzinger).

La position hypothéthique de la foi a également une variante traditionaliste, qui en tant que telle n´a guère été révélée. Bien que l´immédiateté de la conviction religieuse fasse également défaut, il existe toute une série de soi-disants traditionalistes qui s´appuient sur leurs connaissances théologiques. Ils comparent les positions préconciliaires etpostconciliaires et identifient les différences, réalisent rapidement que les différentes positions sur la même question sont contradictoires. Sur la base de l´exigence de vérité et de non-ambiguïté, ils se prononcent alors en faveur de la disposition préconciliaire, puisqu´elle était valable jusqu‘ à aujourd´hui (juste dans la tradition).

Mais si je suis fermement convaincu que le Christ est le Fils de Dieu, qui s´est manifesté historiquement en tant que personne (et incarnatus est – qui est devenu homme) et s´est révélé comme Dieu, alors toutes les autres religions qui se réfèrent également à ‚Dieu‘, sont éliminées en tant que vraies religions. Elles ne peuvent pas non plus être considérées comme des voies de salut alternatives – comme le fait l´église réformée, que considère le judaïsme et l´Islam comme des voies de salut (légitimes)!

(EINSICHT de fév. 2014, no. 1, p. 9-12)
 
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